Consacré au lien mère-fille, ce blog rassemble des données sur le sujet : bibliographies, traitement dans la presse et la culture. Il vise à informer sur la problématique liée à ce lien premier - qui influence tous les autres - pour aider à prendre conscience et accompagner sur le chemin de la Guérison

Jouvence Historique : De la nature des femmes

Alors que "l'homme heureux est celui qui digère bien" ("les poudres de Cock", 1930)

les affiches de "La Jouvence de l'abbé Soury" présentent un féminin qui ne serait que souffrance.

  

fe souffrez 001 

"Femmes qui souffrez ... condamnées à un martyre perpétuel" (1930) 

 

sang coupable 001

 Le "coupable" est le sang (1939)

 

"La Femme étant sujette à une foule de malaises occasionnés par la mauvaise circulation du sang, doit faire usage de la JOUVENCE de l'Abbé SOURY, car non seulement elle facilite la formation de la jeune Fille, mais encore fait disparaître les Migraines périodiques, les Maladies intérieures, les infirmités et les dangers du Retour d'Age, Chaleurs, Vapeurs, Névralgies, Congestions" (1931) ... sans oublier "métrite, fibrome, hémorragies, suites de couches, ovarite, tumeurs, pertes blanches (1930)

 

 

Entre la jeune fille et le retour d'âge, une femme nécessairement souffrante !

Qui aura entre-temps, "naturellement", souffert des suites de l'accouchement ... !

 

Discours construit par une gent masculine - troublé par "l'inquiètante étrangeté" (Freud) de l'Autre - et intériorisé par des femmes convaincues de leurs faiblesses, mais néanmoins conscientes de la puissance du lien maternel... donc de leur puissance sur leur progéniture... ?!

 

 

 

 

Pour Approfondir :

- Les affiches sont extraites du web - voir publicité Ouest-Eclair 

- Jacqueline Rousseau-Dujardin dans « Mères et filles. La menace de l’identique »

- Aldo Naouri, "Les belles-mères" 

 

  

 

 

 

 

 

  

 

 

 

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