Consacré au lien mère-fille, ce blog rassemble des données sur le sujet : bibliographies, traitement dans la presse et la culture. Il vise à informer sur la problématique liée à ce lien premier - qui influence tous les autres - pour aider à prendre conscience et accompagner sur le chemin de la Guérison

La relecture de l'article de L'express - que vous trouverez ci-dessous - " Mère-fille : Chair à roman ", relatif à l'ouvrage " Mères-filles, une relation à trois" - comme le titre du livre de Sandrine Dury " Filles de nos mères, mères de nos filles" - me donne l'occasion de vous présenter ce schéma.
Il illustre les propos receuillis et la dysfonctionalité de la triangulation.
La "sous-fille" au service exclusif de sa mère, devient à son tour une Surmère, qui "reproduit" une "sous-fille", perdue dans les méandres et les souffrances inter-générationnelles ...
" Elles sont dans la duplication de leur être avant tout, dans la continuité " (Sandrine Dury)

Plus que jamais, j'aimerais que maris et pères puissent s'intéresser à ce sujet, et non plus seulement considérer qu'il y a "des histoires de femmes" auxquelles ils n'ont pas à prendre part.
Le père est " le tiers qui s'oppose et délivre la fille de l'emprise maternelle, celui qui complète ce duo exclusivement féminin" (Sandrine Dury)
Mesdames, faites aussi suivre ; ayez l'humilité de demander aide et soutien au père de votre enfant. Il ne fera pas comme vous, il aura une approche différente ; en cela, il offrira une porte sur l'Altérité et de la liberté à votre enfant ...
Une bonne mère est celle qui sait donner accès au père, quelle que soit sa relation à celui-ci. Merci.
"Qui se souvient de la fille d'Emma Bovary? Dans un livre très original, Mères et filles, une relation à trois (publié chez Albin Michel le 1er février), la psychanalyste Caroline Eliacheff et la sociologue Nathalie Heinich rappellent à ceux qui l'avaient oublié le triste sort de la petite Berthe, maltraitée par la neurasthénique héroïne de Flaubert. Une foule d'autres exemples, empruntés au roman et au cinéma, servent aux auteurs pour démasquer les avatars de l'amour maternel, avec ses tête-à-tête confusionnels mère-fille, traditionnellement boudés par la psychanalyse. Pourquoi la fiction? "Parce qu'elle revêt un intérêt sociologique et analytique en renvoyant à un imaginaire collectif", explique Nathalie Heinich.
A vous lire, toutes les filles vivent un enfer!
La fiction grossit le trait, bien sûr, mais, ce faisant, elle rend les situations problématiques plus lisibles. Aux deux extrêmes, on trouve les mères "plus mères que femmes", qui empêchent leur fille d'exister, et les mères "plus femmes que mères" - telle l'amoureuse Emma Bovary - qui évincent leur enfant de leur vie. Une mère doit se situer entre les deux et savoir modifier son comportement à mesure que sa fille grandit. Sinon, cela donne une relation monstrueuse, comme celle qui unit Erika, la protagoniste de La Pianiste, d'Elfriede Jelinek, à sa mère.
Les femmes d'aujourd'hui respectent-elles davantage leurs filles?
Nous n'avons que trois générations de recul pour juger des effets de l'émancipation féminine sur la fonction maternelle. Toutefois, ce ne sont pas les mères actives, souvent absentes de la maison, qui causent le plus de problèmes à leur fille de nos jours, ce sont celles qui attendent de leur enfant qu'elle comble leurs carences identitaires.
Pourquoi titrer sur une "relation à trois"?
Parce qu'une fille doit trouver un autre modèle que celui de sa mère - un père ou une autre référence - pour s'affirmer. Affirmation d'autant plus difficile que fille et mère sont du même sexe. Or la contraception, le déclin de l'autorité paternelle et les techniques de procréation assistée favorisent les fantasmes de toute-puissance chez les mères. Et, lorsqu'il n'y a plus de tiers pour faire barrage, les conséquences sont catastrophiques".
http://www.lexpress.fr/culture/livre/mere-fille-chair-a-roman_817655.html#2mM0C6ubpomq0I43.99