Consacré au lien mère-fille, ce blog rassemble des données sur le sujet : bibliographies, traitement dans la presse et la culture. Il vise à informer sur la problématique liée à ce lien premier - qui influence tous les autres - pour aider à prendre conscience et accompagner sur le chemin de la Guérison

Pub : Ce qui est bon pour l'une l'est pour l'autre !

Publicité Jouvence Abbé Soury

En préambule, précison que je n'ai rien contre la marque ou les produits Jouvence.
Il est même probable qu'ils soient adéquats pour les unes et les autres.
Ce qui me dérange, c'est l'angle adoptée par le message publicitaire : les bons conseils prodigués par la mère ...

En l'occurence, le dernier spot TV avec la violence verbale et l'omiprésence de celle-ci me fait fort penser à une "Surmère" ... qui se rassure avec un "je te l'avais bien dit" qui la ramène à elle-même ! 

Le nom de la marque, "Jouvence", est d'ailleurs au coeur de la problématique mère-fille, dans laquelle la "filiation-fusion" efface le générationnel - tout en maintenant la "sous-fille" dans un fort rapport hièrarchique ! -

Le produit s'adressant quasi-exclusivement à des femmes, la communication de la marque compose avec le mimétisme - réel ou supposé - des comportements féminins :

 "Vous ne serez pas la première que les plantes auront soulagée" (1973),

"j'avais ça aussi" (1996), "C'est une tradition familiale" (1999), "Tu devrais faire comme moi" (2004) 

C'est donc naturellement, que la publicité a mis en scène mère et fille, "je l'ai aussi" (1997) avant de glisser vers la "filiation-fusion", telle qu'elle se montre aujourd'hui sur nos écrans.

 Le sexe fort, comme s'il faisait peur, est presque absent des spots publicitaires. 
Les femmes sont entre-elles ou présentées comme professionnellement actives (fleuriste, antiquaire) 
mais ne semblent pas se préoccuper de la gent masculine ... !

L'apparition d'un homme dans une publicité dans laquelle l'utilisatrice est une fleuriste aurait pu introduire de l'Autre dans le message. Mais ce dernier ne joue absolument pas la séduction, ni par les fleurs, ... ni par de belles jambes ... ! La fleuriste détourne le regard à l'entrée de son client .. tandis qu'elle compare la circulation sanguine à la sève des plantes, laquelle, mais cela va sans dire, renvoie au sperme de l'homme !

Cela pourrait prêter à sourire, mais derrière ses faux-semblants culturels, c'est bien de la nature de la femme et de son corps dont il est question. 
Nature dont la Surmère peine à transmettre les clefs ...

D'ailleurs, dans la première vidéo présentée ci-dessus, ne s'en prend-t-elle pas à la féminité ("T'as vraiment l'intention de sortir comme ça ?") et à la vie de femme ( "J'ai tout de suite vu qu'il était pas pour toi") de sa fille ?  

En conclusion, rappelons aux ouailles de l'abbé Soury que soigner ses "semblables", ce n'est pas traiter du "Même"!

 

Pour en savoir plus sur la marque 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article