Consacré au lien mère-fille, ce blog rassemble des données sur le sujet : bibliographies, traitement dans la presse et la culture. Il vise à informer sur la problématique liée à ce lien premier - qui influence tous les autres - pour aider à prendre conscience et accompagner sur le chemin de la Guérison
D'après le film "Perfect Mothers"
La bande annonce
Tout commence par la complicité de deux jeunes filles, qui perdure dans leurs vies d’adultes. Leurs deux garçons grandissent ensemble et nourrissent la même complicité.
Très vite, le masculin s’estompe - avec le décès du mari de l’une, puis la mutation professionnelle de celui de l’autre.
Il en va de même de la frontière générationnelle. Bien qu'ils aient grandi, les deux femmes partagent les activités de leurs enfants ; à table, elles parlent de leurs seins devant eux … le tout, dans un contexte hédoniste où la beauté des corps est mise en exergue ...
Le contexte est posé pour que « l’involution » du même se fasse jour.
L'interdit de l'inceste ayant été intègré, c'est le fils de l'autre qui sera l'objet d'amour ; tandis que le parallèle entre les deux histoires permet inconsciemment aux deux mères de retenir leurs fils près d'elles.
Les deux relations, vécues dans la clandestinité, s’entremêlent, comme pour mieux ficeler la fusion. L’une ne peut se prolonger sans l’autre et le « huit clos » - contrastant judicieusement avec un décor d'éden à ciel ouvert - se referme sur les protagonistes ...
C’est donc le mariage d’un des garçons – signalons au passage qu’il s’agit de celui qui a encore son père ; ce dernier a cherché à ouvrir son fils sur le monde, tandis que le deuxième jeune homme travaille avec sa mère – qui semble mettre fin à ce quatuor amoureux …
Mais la passion est plus forte et ramène le jeune marié dans le giron « érotico-familial » …. Comment quitter celle que l’on assimile à une mère … ?
Au final, c’est la trahison des deux amants qui semble briser le quatuor … ceux-là ont continué à s’aimer à l’insu de l’autre duo, mais rien, en définitive, ne parviendra à briser les liens ….