Consacré au lien mère-fille, ce blog rassemble des données sur le sujet : bibliographies, traitement dans la presse et la culture. Il vise à informer sur la problématique liée à ce lien premier - qui influence tous les autres - pour aider à prendre conscience et accompagner sur le chemin de la Guérison
Au début du film, on découvre une femme qui tient à contribuer financièrement à l’indépendance de sa fille - relevez le paradoxe -. Véronique voulant le meilleur pour celle-ci, elle va largement financer son mariage, et proposer un tour du monde aux jeunes tourtereaux. Un cadeau à la hauteur de son amour pour elle-même !
Parallèlement, alors qu’elle fait mine de rendre service à ses clients pour mieux les escroquer, elle se pare de vertus, faisant la morale à une cliente au train de vie dispendieux, critiquant « les charognards », et sa famille qui pirate de la musique alors que tout leur est offert, sans oublier le différend avec sa sœur, qui n’a pas la tête sur les épaules et ne sait pas gérer son argent - celui qu’elle a reçu de leur mère, sans pour autant entretenir sa tombe ! -.
Sans empathie pour ses clients décédés, elle tente de faire disparaitre le neveu pressé de toucher son argent, puis nie quand son collègue ayant compris son manège tente de lui faire entendre raison.
Si après avoir refusé de poursuivre ses manœuvres avec la complicité de l’héritier, elle « règle ses comptes » avec sa sœur, je ne la crois pas pour autant revenue à de bonnes dispositions.
Si elle semble alors décidée à tout arrêter, c’est uniquement parce que le jeu devient trop dangereux, mais elle n’éprouve aucun remord. Elle minimise le fait d'avoir « emprunté » l’argent de sa cadette, argue du fait que celle-ci aurait de toutes façons tout dépenser, et s’en va sourire aux lèvres.
Aussi, je ne partage pas l’happy-end de nombreux commentaires laissés sous la vidéo du film, avis soulevant l’immoralité d’une telle fin. Celle à laquelle je crois est bien plus terrible.
Si Véronique n’a pas été en mesure de dire à son mari qui l’aime que sa mère n’a pas équitablement rédigé son testament et qu’elle en a été écartée, je ne la crois pas capable d’accepter la honte d’une inculpation, d’un jugement et de l’emprisonnement.
Le pot-au-rose révélé en plein mariage, tous les membres de sa famille étaient prêts à perpétuer la comédie du bonheur, et à pardonner. Mais, à mon sens, ils ont été sacrifiés sur l’autel de la perfection de notre héroïne.
Votre avis sur cette fin ouverte… ?